Atlas de la Wallonie
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La Wallonie consomme du gaz en provenance d’Algérie, déchargé au port méthanier de Zeebrugge, et en provenance, par pipelines, des Pays-Bas et de Norvège. La Région wallonne est alimentée par des gazoducs du réseau fédéral, qui traversent sa frontière septentrionale, ainsi que, dans la région de Maastricht, par une conduite provenant directement des Pays-Bas. À ces conduites vient se greffer un axe principal qui s’étire d’ouest en est. Les ramifications desservent les zones les plus peuplées et les plus industrielles du sillon central de la région ainsi que sa partie méridionale. Près d’une commune sur deux est alimentée, en totalité ou en partie, par le réseau de distribution de gaz.

Le réseau assure aussi un important transit international. Depuis l’automne 1998, les surplus de gaz britannique sont déversés en Europe via la mise en service de l’interconnector, gazoduc sous-marin de 235 km entre le Royaume-Uni et la Belgique. Cette liaison traverse la Wallonie vers la France et l’Allemagne.

En application des directives européennes, le paysage gazier évolue vers la libéralisation du marché. Ainsi, les activités de vente, de transport et de distribution du gaz naturel seront à terme séparées, c’est le principe de l’unbundling (de l’anglais unbundle qui signifie séparer, dégrouper). Dans un avenir proche, tout opérateur reconnu pourra vendre du gaz naturel sur le marché belge. Les activités liées au transport du gaz et à la gestion du Hub de Zeebrugge (de l’anglais hub qui signifie pivot, centre) seront confiées à une entreprise nécessairement différente. De même, la distribution du gaz auprès des clients non éligibles (n’ayant pas encore le choix de leur fournisseur) restera de la responsabilité des intercommunales.

Ainsi, l’ancienne société Distrigaz a été scindée en deux entités indépendantes l’une de l’autre. D’une part, une nouvelle société dénommée Distrigaz assurera le développement de l’ensemble des activités commerciales : que ce soit l’achat, la vente ainsi que le trading du gaz naturel, ou encore la commercialisation de la capacité de transit en Belgique et de la capacité de transport et de stockage en dehors de la Belgique.

Fluxys, quant à elle, prendra en charge, d’une part, l’exploitation, l’entretien et le développement de l’infrastructure du transport de gaz naturel ainsi que la gestion du hub de Zeebrugge.

Pour garantir un fonctionnement optimum des marchés, des organes de régulation ont été mis en place par les autorités publiques. Au niveau fédéral, il s’agit de la CREG qui a deux rôles essentiels à assurer : une mission de conseil auprès des autorités publiques, d’une part et une mission de surveillance et de contrôle de l’application des lois et règlements, d’autre part. Au niveau wallon, il s’agit de la CWAPE. Elle est l’organe de régulation, de contrôle et de transparence du marché wallon de l’électricité et du gaz.

station de compression à Sinsin © Photos Distrigaz

Un examen du diagramme montre que l’évolution récente des fournitures de gaz affiche une tendance à la hausse. La croissance concerne essentiellement les livraisons aux grosses industries, y compris les centrales électriques. Les zones d’habitations desservies ont subi peu de changements ces 15 dernières années ; un ménage sur trois est raccordé, mais seules 144 communes sont desservies. Le rapport “consommation/coût d’installation et de contrôle” est, en effet, moins avantageux pour la distribution aux particuliers que pour les centrales électriques et les grandes entreprises. Cette situation est paradoxale dans la mesure où l’optimalisation des ressources économiques impliquerait plutôt que ces entreprises utilisent des matières moins “nobles”, le charbon par exemple.

Consommation énergétique wallonne

Pour satisfaire les besoins énergétiques de la Région – un peu plus de 12 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep) – en 1999 – certains combustibles sont consommés tels quels (charbon, gaz naturel, bois,...), tandis que d’autres nécessitent un processus de transformation. Ainsi, pour rencontrer la demande d’électricité, les producteurs utilisent dans les centrales du charbon et des gaz dérivés, du combustible nucléaire, du gaz naturel ou des produits pétroliers.

La Wallonie est caractérisée par une dépendance énergétique quasi totale. Hormis une faible production de charbon (récupération de terrils), une très faible production d’hydroélectricité et de bois, tous les besoins sont couverts par des combustibles importés. Le charbon représente 14 %, le nucléaire 31 %, le gaz naturel 20 % et les produits pétroliers 30 % du total des importations énergétiques.

 

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Gaz naturel
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