Atlas de la Wallonie
Le contexte
ouvrir le menu
Le milieu physique
ouvrir le menu
Les hommes
ouvrir le menu
Patrimoine
ouvrir le menu
Les activités
ouvrir le menu
Les réseaux
ouvrir le menu
L’environnement
ouvrir le menu

En 2000, près de 75 % de la production d’électricité alimentant le réseau de distribution en Wallonie provenaient des trois réacteurs nucléaires de la centrale de Tihange (Huy). Elle a fourni près de 23 500 GWh pour une puissance installée de 2 937 MW. Le solde de la production d’électricité est réalisé par de nombreuses unités, diversifiées tant par les procédés de production (turbine gaz vapeur, thermique, hydraulique, de secours, cogénération,…) que par les capacités de production. Dans la production non nucléaire aussi, certains poids lourds dominent. La production des nouvelles centrales TGV (turbine gaz vapeur) de Seraing et de Saint-Ghislain se monte à 3 670 GWh en 2000 alors que la production d’une centrale hydraulique comme celle de Bütgenbach atteint 1,4 GWh ou encore une éolienne comme celle de Saint-Vith se monte à 1 GWh.

La distribution de l’électricité est assurée par un réseau maillé permettant le transport de grandes quantités d’énergie. Celle-ci doit, à tout moment, être disponible de manière synchrone avec la demande. Ce réseau est en outre interconnecté avec les réseaux voisins, ce qui permet un maximum de sécurité d’approvisionnement en important, le cas échéant, de l’électricité disponible ailleurs ou en exportant d’éventuels excédents. En 1996, sur un total de 31 000 GWh d’électricité produite en Wallonie, 25 % de ceux-ci ont été exportés vers les régions limitrophes.

La majorité des villes et des communes ont constitué des intercommunales, sociétés de droit public contrôlant la fourniture de l’électricité. Avec la libéralisation, la situation change radicalement. Alors qu’hier, le secteur était intégré verticalement. Demain, production, transport, distribution et vente d’électricité seront gérés distinctement. C’est le principe de l’unbundling (de l’anglais unbundle qui signifie séparer, dégrouper). De la sorte, dès qu’il sera éligible (dès qu’il aura accès au marché libéralisé), un consommateur pourra acheter de l’électricité à tout fournisseur reconnu. Celui-ci pourra être un producteur d’électricité ou n’importe quelle autre entreprise reconnue.

Le particulier pourra ainsi, à terme, acheter ses kWh à Electrabel, à un producteur local, au supermarché du coin ou à sa banque…

Pour délivrer au réseau l’énergie nécessaire, les fournisseurs feront alors appel à des producteurs, c’est-à-dire à Electrabel , à la SPE mais aussi à EDF, à RWE, à d’autres producteurs ou encore au marché spot.

Un rôle de coordination est confié à un Gestionnaire du Réseau de Transport (GRT), en l’occurrence, la société Elia. Elle suivra en permanence la demande électrique appelée sur le réseau. Pour ce faire, les fournisseurs devront communiquer à Elia leur programme de livraison et donc de transport d’électricité du lendemain. En cas de besoins, Elia devra corriger les déséquilibres entre offre et demande en achetant ou en vendant sur le marché l’énergie nécessaire. Ces surcoûts seront bien sûr répercutés au fournisseur imprévoyant.

Enfin, pour garantir un fonctionnement optimum des marchés, des organes de régulation ont été mis en place par les autorités publiques. Au niveau fédéral, il s’agit de la CREG qui a deux rôles essentiels à assurer: une mission de conseil auprès des autorités publiques et une mission de surveillance et de contrôle de l’application des lois et règlements. Au niveau wallon, il s’agit de la CWAPE. Elle est l’organe de régulation, de contrôle et de transparence du marché wallon de l’électricité et du gaz qui doit éviter tout abus de position dominante.

En Belgique, les lignes électriques à haute tension qui forment le réseau de distribution s’étendent sur 75 000 km dont 900 km de très haute tension (380 kV), auxquelles s’ajoutent 113 000 km de lignes à basse tension. Les lignes électriques aériennes à haute tension présentent des inconvénients esthétiques dans le paysage. C’est pourquoi, le programme d’équipement 1995-2005 prévoit de ne plus augmenter la longueur des réseaux à 70, 150 et 220 kV. De plus, jusqu’au niveau 150 kV et même 220 kV, une alternative nouvelle à l’installation de lignes aériennes consiste en l’enfouissement des câbles.

Consommation industrielle

Le secteur industriel est le plus gros consommateur d’énergie avec 50 % de la consommation totale. Le secteur résidentiel (+ agriculture), les transports et le tertiaire consomment respectivement 24 %, 21 % et 7 % de l’énergie absorbée par la région*.

Sans entrer dans une analyse précise de l’évolution de la consommation énergétique, on peut estimer que les chocs pétroliers et actuellement la prise de conscience de la rareté croissante des combustibles poussent, malgré les faibles coûts actuels de l’énergie, l’industrie et la population à un souci de recherche systématique d’économies d’énergie : l’U.R.E. (Utilisation Rationnelle de l’Energie).

* ces chiffres incluent la consommation non énergétique de certains produits énergétiques dans l’industrie et le transport.

Atlas de Wallonie > Les réseaux > Électricité  
Carte du thème
Électricité
Compléments
Part de la consommation finale d'électricité
Centrales électriques de plus de 100 MW
Consommation électrique
Consommation électrique
 
mrw.wallonie.be/dgatlp est un site du Service Public de Wallonie conçu et développé par la DGO 4
rue des Brigades d'Irlande, 1 - B-5100 Jambes (Namur) - BELGIQUE - Tél : +32 (0)81 33 21 11