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Pour préserver la nature, il ne suffit pas de protéger les espèces végétales et animales. Il est indispensable de sauvegarder leur cadre de vie en érigeant notamment des zones de protection.
La réserve naturelle est un territoire strictement protégé dans lequel des mesures sont prises en vue de conserver, de contrôler, de réintroduire des espèces végétales ou animales, de maintenir certains aspects du tapis végétal, ou encore de restaurer les milieux altérés : on parle alors de ”réserves dirigées”. Les réserves dites ”intégrales” sont, quant à elles, livrées entièrement à l’évolution des phénomènes naturels. On distingue encore les ”réserves naturelles domaniales” gérées par la Région sur des terrains lui appartenant, pris en location par elle ou mis à sa disposition et soumis au code forestier.
Les ”réserves naturelles agréées” sont privées. Elles sont gérées par des personnes physiques ou morales. Plus de 10 000 hectares sont ainsi protégés en Région wallonne.
Dans les réserves naturelles, la protection est particulièrement stricte : il est interdit de chasser, de déranger ou de détruire la faune, d’endommager le tapis végétal, d’effectuer tous travaux susceptibles de modifier le sol, l’aspect du terrain ou le système hydrographique, de construire, de camper, d’allumer des feux ou de déposer des immondices.
En mai 2002, la Wallonie comptait 83 réserves naturelles domaniales pour une superficie totale de 6 230 hectares et 101 réserves naturelles agréées couvrant 1 704 hectares*.
Les réserves naturelles domaniales peuvent comporter une ou plusieurs zones (types A, B, C et D) identifiables grâce aux informations figurant sur les plans placés aux principales voies d’accès de chaque réserve, soit : 
A. zone accessible au public ;
B. zone où l’accès du public est limité aux chemins et endroits dûment signalés ;
C. zone où le public n’est autorisé à pénétrer qu’accompagné du personnel de l’administration des eaux et forêts ou d’une personne mandatée par cette administration ;
D. zone où l’accès du public, même accompagné d’un guide, est interdit, soit en permanence, soit temporairement ou périodiquement.
* L’analyse du tableau montre une évolution importante, depuis le début des années ‘90, en termes de nombre de réserves.
Précisons encore qu’il est interdit de se trouver dans une réserve naturelle domaniale depuis une demi-heure après le coucher du soleil jusqu’à une demi-heure avant son lever.
La fonction primordiale de la réserve forestière est de sauvegarder les peuplements d’essences indigènes, les associations forestières caractéristiques propres à une région ; les peuplements dégradés y sont restaurés, les feuillus y sont maintenus ou réintroduits. 
En 2002, la région wallonne comptait 9 réserves forestières couvrant au total 292 hectares soit 0,1 % de la superficie boisée.
Les réserves forestières se distinguent des réserves naturelles par une réglementation plus souple. Par exemple, un certain nombre de pratiques sylvicoles ainsi que l’exercice de la chasse restent autorisés. Les réserves naturelles sont, généralement, constituées de biotopes naturels ou semi-naturels à rendement économique nul ou très réduit. Par contre, les réserves forestières remplissent une fonction de production non négligeable.
Un parc naturel est un territoire rural, d’un haut intérêt biologique et géographique, soumis à des mesures destinées à en protéger le milieu, en harmonie avec les aspirations de la population et les spécificités locales et économiques du territoire concerné. Tout parc naturel couvre une superficie d’au moins 5 000 hectares d’un seul tenant. Neuf parcs naturels existent actuellement en Wallonie, il couvrent 19 % du territoire. Le plus ancien est celui des Hautes-Fagnes-Eifel qui s’étend sur 67 850 hectares. Une dizaine d’autres sont en formation. Cette formule a beaucoup de succès en tant qu’outil de développement, notamment dans le secteur du tourisme vert.
Le réseau Natura 2000 vise la conservation des habitats et des espèces sur l’ensemble de leur aire de répartition. Il est issu de la directive 79/409 concernant la conservation des oiseaux sauvages qui détermine les zones de protection spéciale (ZPS) et de la directive 92/43/CEE, dite directive habitats, mettant en place les zones spéciales de conservation (ZCS).
L’opérationnalisation de ce réseau adopté par décret en 2001 est subordonné à trois étapes : la préparation d’une liste nationale, l’identification des sites d’intérêt communautaires dans celle-ci et la désignation locale des ZPS nouvelle mouture. Actuellement, 58 000 ha en ce qui concerne la directive habitat.
Les zones humides d’intérêt biologique (ZHIB) sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux ayant des fonctions écologiques fondamentales en tant qu’habitat d’une flore et d’une faune caractéristique. Trois cent zones ont été identifiées ; le 10 juillet 1997, certaines ont fait l’objet d’un arrêté ministériel. En mai 2002, on comptait 33 ZHIB pour une superficie totale de 970 ha. Ces zones bénéficient d’une protection assez similaire à celles des réserves, mais la chasse et la pèche y sont autorisées. Elles sont gérées par des associations volontaires. Par ailleurs, leur intérêt est notamment de permettre la protection des espaces gérés par des associations privées.
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