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La grande variété de paysages que comporte la Wallonie est liée à la diversité de son sous-sol, dont les types de roches et les structures modèlent le relief et l’environnement, malgré les modifications apportées depuis longtemps par l’occupation humaine.
À plusieurs reprises, et notamment au cours de deux paroxysmes situés à l’ère primaire, des bouleversements de terrains ont provoqué la surrection de chaînes de montagnes à l’emplacement actuel de la région. L’érosion a ensuite aplani ces reliefs. C’est surtout la deuxième phase de ces plissements qui a structuré le sous-sol de la Wallonie en grandes entités géologiques, telles que l’on peut les observer aujourd’hui. Il s’agit pour l’essentiel d’une succession de plis concaves et convexes, dont l’orientation est globalement ouest-est pour s’incurver ensuite vers le nord-est. Le relief actuel est pour une bonne part modelé par ces structures héritées d’un lointain passé.
L’origine de notre industrie lourde, sidérurgique (métaux ferreux) et métallurgique (plomb et zinc), est liée aux circonstances géologiques favorables : proximité géographique des grands bassins charbonniers dans le sillon Haine - Sambre - Meuse, et des gisements de minerais de fer, de plomb et de zinc. Les traces de ces gisements subsistent dans le paysage mais ils ne sont plus économiquement rentables selon les critères actuels. Quant au charbon, qui a représenté longtemps une richesse importante du sous-sol wallon, son exploitation traditionnelle s’est achevée en 1984, après l’extraction de quantités évaluées à deux milliards de tonnes.
Mais l’industrie extractive est encore très active en Wallonie et l’on y trouve, aux côtés de roches à usages industriels (chaux, ciments, dolomies, sables, silex, porphyres, granulats siliceux et calcaires), une belle variété de roches ornementales. Ce sont les pierres bleues calcaires, dont le célèbre “petit granit”, la pierre de Gobertange, les pierres blanches de Gaume, les marbres rouges et gris de Philippeville, le marbre noir de Golzinne et les grès, arkoses, schistes et autres matériaux siliceux, ainsi que l’ardoise luxembourgeoise. L’exploitation de tous ces matériaux est indispensable à la construction et à l’aménagement des espaces publics, en harmonie avec le paysage bâti traditionnel.
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