Atlas de la Wallonie
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Pour le petit territoire qu’elle représente, la Wallonie peut s’enorgueillir d’une importante diversité paysagère. Cette richesse constitue le patrimoine commun de l’ensemble de ses habitants qui doit être préservé. Cette grande diversité est non seulement le reflet d’une diversité de substrats, mais aussi de spécificités des structures sociétales locales et de leur habitat.

Pour caractériser les différents types de paysages wallons, on a utilisé le concept de "territoire paysager" qui consiste en une agrégation de plusieurs unités paysagères présentant des caractéristiques semblables.

Le relief constitue la structure de base du paysage. Sur cette trame principale, l’occupation du sol appose une texture, une peau. Les territoires paysagers ont donc été identifiés sur base des caractéristiques de leur relief et de leur occupation du sol. Ensuite, les caractéristiques de l'habitat ont permis d'affiner certains découpages. En résultent 79 "territoires paysagers" (parfois subdivisés en "faciès") regroupés en 13 ensembles régionaux.

En Wallonie, les paysages de plaine se limitent à l’extrémité nord-ouest de la région (Plaine de l’Escaut et de la Lys). Ces plaines sont dominées par les labours malgré une urbanisation importante par endroits.

Les plateaux constituent la structure dominante de la Wallonie. Ce sont les différents niveaux d’altitude et le modelé de ces plateaux qui y apportent, notamment par leur influence sur l’occupation du sol, la diversité paysagère.

Les bas-plateaux hennuyer, brabançon et hesbignon, situés au nord du sillon Sambre- Meuse présentent de faibles ondulations du relief. La couverture de limon qui les caractérisent y ont favorisé un développement important des labours. Une part non négligeable de prairies caractérise toutefois la partie occidentale de ces bas-plateaux.

Au sud du sillon Sambre-Meuse, les moyens plateaux présentent, de l’ouest vers l’est, des variations de modelé que les occupations du sol soulignent différemment. Ainsi, la Fagne présente un relief peu accentué sur lequel alternent labours, prairies et forêt. Le Condroz présente une alternance de crêtes et de dépressions allongées dans le sens général sud-ouest – nord-est. Cette structure particulière du Condroz organise labours et prairies selon un schéma répétitif spécifique que renforce la localisation des boisements et de l’habitat. Le moyen plateau de l’Entre-Vesdre-et-Meuse présente quant à lui des creusements relativement serrés sur lesquels se sont développés des paysages d’herbages caractérisés par une structure bocagère. Enfin, à l’extrême sud de la botte du Hainaut, le plateau de la Haute Thiérache, des Sarts et des Rièzes présente un relief légèrement ondulé et relativement uniforme. Les herbages y dominent les paysages que ponctuent quelques boisements d’étendues parfois importantes.

Vers le sud-est, les hauts plateaux ardennais s’échelonnent d’ouest en est. Le plateau centre-ardennais est caractérisé par des ondulations amples où les paysages combinent herbages et boisements, les uns dominant tantôt les autres. Par son relief alternant replats de sommet et plateaux déprimés ou creusés, le haut plateau de l’Ardenne du nord-est présente une diversité de paysages en majorité dominés par la forêt.

Entre ces plateaux s’intercale une structure de dépression : coincée entre les moyens plateaux de la Fagne et du Condroz et les hauts plateaux ardennais, la Fagne-Famenne constitue une dépression longue et étroite. Son relief calme offre des paysages d’herbages que ponctuent quelques buttes allongées couronnées par des boisements.

Enfin, la Lorraine et son système particulier de cuestas, alternant côtes, revers et dépressions, présente une grande variété de paysages tantôt dominés par les herbages dans les dépressions, par la forêt sur les fronts et les pentes, tantôt mélangeant herbages, labours et forêt.

Sur ces formes principales de relief, un certain nombre de formes secondaires se sont développées avec des ampleurs différentes selon leur localisation.
Ainsi, structure particulière et marquante, la tranchée de la Meuse détermine, par son ampleur et sa profondeur, des paysages tout à fait spécifiques, que ce soit dans sa traversée du Condroz, perpendiculairement à l’orientation des tiges et chavées, ou à l’interface Condroz-Hesbaye.

D’autres vallées aux creusements importants créent des paysages atypiques par rapport aux structures principales qu’elles incisent. Ainsi, l’Orneau, la Mehaigne, la Burdinale et le Bas Geer creusent des vallées étroites aux paysages de boisements et d’affleurements rocheux qui tranchent avec les paysages de labours du bas-plateau hesbignon. De la même manière, le Hoyoux et la Basse Ourthe, la Vesdre et l’Amblève ou encore l’Ourthe dans sa partie amont présentent des paysages similaires de vallées étroites.

En bordure sud-est du haut plateau de l’Ardenne du nord-est, l’Our creuse une vallée évasée où la forêt couvre les sommets et les versants les plus pentus tandis que la prairie domine les fonds et les pentes moins déclives.

D’autre part, la Senne, la Dyle, la Lasne et leurs affluents impriment au bas-plateau limoneux des vallonnements qui concentrent, outre une forte urbanisation, des boisements relativement importants pour cette région agricole. Les abords de la Vesdre sur le moyen plateau de l’Entre-Vesdre-et-Meuse et la Haute Sûre dans le haut plateau centre-ardennais déterminent également des vallonnements aux paysages morcelés dominés par les boisements.

En bordure du haut plateau ardennais, la Semois détermine des paysages de méandres encaissés aux versants forestiers et replats de fond de vallée herbagers.

Autre forme secondaire de relief, les collines animent les paysages agricoles des plaines wallonnes (Collines du Hainaut). On les retrouve également en bordure nord du Condroz, au contact de la vallée de la Meuse, où elles déterminent des paysages particuliers. Enfin, à l’interface entre la dépression Fagne-Famenne et le plateau ardennais, la bande calestienne et les pieds de talus ardennais offrent des paysages de collines boisées alternant avec les herbages.

Par leur ampleur verticale et leur emprise au sol, les occupations anthropiques marquent certains paysages de manière particulière. Ainsi, autour de l’axe Haine-Sambre, les paysages sont dominés par l’urbanisation, l’industrie et ses structures depuis le Borinage jusqu’à la vallée industrielle de la Basse Sambre en aval de Charleroi. Associées à la vallée mosane, les agglomérations de Liège et Namur constituent des paysages urbains à part entière. Enfin, la zone de Waterloo–Braine-l’Alleud constitue une continuation de la périurbanisation bruxelloise.

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Les territoires paysagers wallons
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