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Lors de la réalisation du recensement de la population de 1970, afin de cerner la réalité de l’habitat aggloméré, l’INS (Institut National de Statistique) a divisé le territoire en secteurs statistiques et en noyaux d’habitat. Ces statistiques permettent un diagnostic fin en termes de logement et d’informations socio-économiques.

La région est ainsi “découpée” en 9 730 secteurs statistiques. Ceux-ci peuvent se définir comme étant la plus petite unité territoriale pour laquelle des informations statistiques existent. En zone urbaine, le secteur statistique se rapproche de la notion de quartier avec des caractéristiques structurelles d’ordre social, économique et/ou architectural spécifiques.

Les noyaux d’habitat sont des unités morphologiques découlant de la réunion d’un ou plusieurs secteurs statistiques, indépendamment des limites communales. En bref, il s’agit de zones bâties continues. Les zones regroupant 200 personnes et plus sont dites “zones d’habitations agglomérées” sinon elles sont appelées “zones d’habitations dispersées”.

De l’analyse statistique se dégage un profil d’urbanisation wallon caractérisé par :

  • un grand nombre de noyaux de plus de 50 habitants (2 198) ;
  • une localisation quasi exclusive de la population wallonne dans ces noyaux (89,7 %) ;
  • une superficie relativement faible occupée par
    ces noyaux (12,1 %).

La carte montre que la plupart des noyaux d’habitat se trouvent le long du sillon industriel de la Sambre et de la Meuse et au nord de celui-ci dans un triangle formé par les villes de Mons, Bruxelles et Namur. Au sud, la dispersion est grande. Par ailleurs, on constate l’alignement d’un grand nombre de noyaux le long des cours d’eau et, dans une moindre mesure, le long des voies ferrées (exemple : Namur-Dinant-Bertrix-Virton).

Sur 10 ans, c’est-à-dire entre les recensements décennaux de 1981 et 1991, on observe :

  • un transfert de la population des grands centres vers les villages de 200 à 4 000 habitants ou les zones “dispersées”, à l’exception de la partie wallonne du noyau de Bruxelles qui enregistre une hausse de sa population de près de 8 % ;
  • que l’espace imparti aux agglomérations n’a pratiquement pas été modifié.

L’origine de nos villes est diverse. Le choix de leur implantation a été déterminé principalement par les possibilités d’échanges, par les facilités de transport, par la richesse en matières premières et par le potentiel industriel. Les villes les plus anciennes datent de l’époque romaine où le transport s’effectuait par voie terrestre. Ces centres, s’ils existent toujours sous la forme de villages ou de hameaux, ont rarement connu un développement important, à l’exception de Tournai, favorisée par sa proximité avec l’Escaut. En effet, au Moyen-âge les marchandises étaient principalement transportées par voies navigables. C’est ainsi que les villes de Liège, Huy, Namur et Dinant ont pris leur essor. Certaines villes sont nées sur les routes assurant la jonction entre deux fleuves navigables. C’est le cas de Bruxelles située entre l’Escaut et la Meuse. Plus tard, des villes comme Courtrai et Verviers sont nées du développement momentané de leur industrie ou d’une situation géographique à haute valeur militaire ou stratégique. On peut citer parmi celles-ci, les villes de Philippeville, de Mariembourg, ainsi que la ville de Charleroi qui s’est transformée avec la révolution industrielle. Depuis cette époque, une seule ville nouvelle a vu le jour : Louvain-la-Neuve.

En matière d’urbanisation, les frontières régionales ou nationales ne sont pas des coupures. Les concentrations urbaines autour de Lille ou de Maastricht-Aix et Luxembourg exercent une influence considérable à l’intérieur de nos frontières respectivement vers les zones de Tournai, Liège-Verviers et Arlon. De même, la zone de forte péri-urbanisation qui s’étend autour de la capitale et l’attraction du pôle d’emplois de la région de Bruxelles dépasse largement les limites régionales.

Atlas de Wallonie > Les hommes > Noyaux d'habitat (INS)   
Carte du thème
Noyaux d'habitat (INS)
Compléments
Évolution du nombre d'habitants dans les noyaux d'habitat
Villes de plus de 100.000 habitants
 
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