|
L’état de nos cours d’eau reflète assez fidèlement l’organisation et l’intensité des activités humaines dans leur bassin versant. Les seules rivières non polluées sont celles des massifs forestiers ardennais. Dans les régions agricoles les problèmes d’eutrophisation (enrichissement de l’eau en azote et/ou en phosphore provoquant un développement accéléré des algues, ce qui asphyxie l’eau) et de pollution organique croissent avec l’activité agricole. D’autres perturbations sont liées aux zones urbaines et industrielles.
L’analyse de la qualité (physico-chimique et biologique) de l’eau fait apparaître une nette séparation entre le nord et le sud du sillon Sambre et Meuse. Au sud la situation est généralement très bonne (sauf à quelques endroits très ponctuels). Au nord, elle varie, selon les cours d’eau et les années, de moyenne à très mauvaise.
La qualité du réseau hydrographique en Région wallonne est surveillée par la Direction des Eaux de Surface de la DGRNE par l’intermédiaire des réseaux de mesures. Une grille de qualité baptisée ”SUWA”, a permis d’exploiter les résultats d’analyses disponibles depuis une quinzaine d’années. Cette grille prend en compte 29 paramètres physico-chimiques et un indice biotique. La qualité des eaux de surface sur base de cette grille est présentée pour les années 1986 et 1996. Le nombre de stations de mesures durant cette période de dix ans a presque doublé et, dans l’ensemble, la qualité des eaux de surface s’est améliorée au cours de ce même laps de temps.
Après avoir mis l’accent sur la protection contre la pollution par les substances dangereuses, pour lesquelles ont été fixées des valeurs limites de rejets industriels et des objectifs de qualité pour les eaux réceptrices, il s’est avéré utile de définir des critères de qualité des eaux en fonction de leur usage.
On appelle objectif de qualité un ensemble de paramètres physico-chimiques et microbiologiques auxquels doit satisfaire l’eau d’un cours d’eau afin que l’on puisse lui attribuer une vocation, c’est-à-dire un potentiel d’utilisation.
La carte de la page de droite montre les tronçons de cours d’eau sur lesquels un objectif de qualité a été
défini.
L’arrêté ministériel du 8 février 2001, portant réglementation sur la collecte des eaux urbaines résiduaires, a défini comme “zone sensible” l’ensemble du territoire wallon pour lequel un traitement tertiaire ou un traitement approprié est nécessaire. Les zones sensibles désignent des situations où les masses d’eau ont un faible courant ou ne bénéficient pas de grands échanges, ce qui les rend très sensibles au phénomène
d’eutrophisation.
 |
 |
Cinq objectifs de qualité
les eaux potabilisables :
eaux qui après un traitement approprié peuvent être rendues potables (sur base de la directive CEE 79/869 selon l’arrêté du Gouvernement wallon du 25 octobre 1990)
les eaux piscicoles salmonicoles : eaux dont les caractéristiques sont favorables à la vie des salmonidés (directive CEE 72/659 et selon l’arrêté du Gouvernement wallon du 15 décembre 1994)
les eaux piscicoles cypricoles : eaux dont les caractéristiques sont favorables à la vie des cyprinidés (directive CEE 72/659 et selon l’arrêté du Gouvernement wallon du 15 décembre 1994)
les eaux de baignade : eaux dont les caractéristiques permettent les baignades (directive CEE 76/160 et selon l’arrêté du Gouvernement wallon du 25 octobre 1990)
les eaux naturelles :
eaux dont les caractéristiques particulières sont dues à des causes naturelles, par exemple les eaux acides des Fagnes (selon l’arrêté du Gouvernement wallon du 25 octobre 1990)
|
 |
 |
|