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La carte représente la distribution et l’importance des stations d’épuration en fonctionnement et programmées en avril 2002. 
L’unité couramment utilisée lorsqu’il est question d’épuration des eaux est l’équivalent-habitant (EH), c’est-à-dire la charge moyenne de pollution générée par habitant. Cette notion permet de tenir compte des activités qui valent des ”fractions” d’habitant en termes de production d’eau usée (restaurants, écoles, ....).
La Wallonie veut protéger ses nappes aquifères et respecter la Directive européenne (n°91/271/CEE) qui prévoit, pour l’an 2005, l’épuration de la totalité des eaux usées industrielles et de toutes les agglomérations comptant 2 000 habitants et plus. Ce programme demande des investissements de l’ordre de 2,5 millions . Les taxes sur le déversement des eaux usées industrielles et domestiques (Décret du 30 avril 1990) et celles mises en vigueur depuis le 1er janvier 1996 sur la consommation d’eau (0,4 /m3), sont investies dans la construction de nouvelles stations collectives et dans l’exploitation des stations existantes (340 au total). La gestion et l’exploitation de ces stations sont confiées à huit intercommunales.
En Wallonie, les stations d’épuration traitent les eaux usées collectives d’une population de plus ou moins 1 000 000 EH. S’y ajoute le traitement des effluents industriels raccordés aux stations, même si beaucoup d’industries disposent de leurs propres installations d’épuration. Actuellement, si les grandes villes sont égouttées à plus de 80 %, 35 % seulement du réseau d’égouttage est effectivement réalisé sur le territoire wallon.
L’utilisation des boues en agriculture nécessite qu’elles soient rendues inertes, c’est-à-dire non toxiques. 
L’augmentation prévisible du volume de ces boues imposera des applications écologiques de pointe pour leur traitement.
On distingue trois types de traitement des eaux sales. Le traitement primaire, destiné en principe à éliminer les matières en suspension. Il est souvent complété par un traitement secondaire afin d’éliminer les substances consommatrices d’oxygène et, moins fréquemment, les éléments nutritifs, grâce à des traitements biologiques et chimiques. Un traitement tertiaire correspond à la dénitrification et à la déphosphorisation. Dans 50 % des cas, les stations d’épuration utilisent le procédé des boues activées. Ce procédé est un traitement biologique des eaux usées. Il est basé sur une aération forcée des eaux usées pour favoriser l’oxydation et la minéralisation de la charge polluante par les bactéries. En bref, c’est une intensification de ce qui se réalise de manière naturelle dans nos rivières.
En ce qui concerne la collecte des eaux urbaines résiduaires, le Gouvernement wallon a donné la priorité à l’épuration des eaux usées dans les agglomérations de plus de 2 000 EH. Celles-ci sont au nombre de 253 en région wallonne. Les agglomérations de moins de 2 000 EH (zones rurales ou zones peu peuplées) seront orientées vers l’épuration individuelle (à la parcelle ou groupée) sauf priorités environnementales dûment établies.
Les investissements prévus en matière d’égouttage et d’épuration collective représentent un effort considérable puisque 70 % de la population wallonne devraient être raccordés à une station d’épuration en 2004 (contre 29 % en 1999 et 34,7 % en 2001).
Les plans communaux généraux d’égouttage (PCGE) seront corrigés en vue de répondre aux objectifs définis ci-dessus et aussi afin d’organiser l’assainissement par sous-bassin hydrographique comme le prescrit la Directive-cadre sur l’eau. Dans cette perspective, les PCGE seraient remplacés par des plans d’assainissement par sous-bassin hydrographique (PASH). |