Atlas de la Wallonie
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Avec 16 844 km2, la Wallonie occupe plus de la moitié du territoire de la Belgique. Le relief de la Wallonie s’élève progressivement d’ouest en est vers le point culminant qu’est le Signal de Botrange (694 m). La région bénéficie d’un climat tempéré.

La Wallonie a longtemps tiré sa richesse des ressources de son sous-sol : le charbon d’abord, aujourd’hui encore le schiste, le marbre, le grès, le porphyre, le petit granit, le calcaire cimentifère, etc.

L’eau et la forêt participent aussi pleinement à l’activité de la région. L’eau est à la fois reconnue pour sa consommation et son potentiel de production d’énergie. Elle est une voie de communication privilégiée et constitue une richesse en matière de loisirs. La forêt de l’Ardenne, quant à elle, couvre, du Condroz à la Gaume, 30 % du territoire wallon. Elle reste une ressource importante pour l’exploitation du bois proprement dit, mais aussi, et de plus en plus, pour ses fonctions récréatives et touristiques.

Aujourd’hui, la Wallonie est située au centre d’un réseau de communications particulièrement dense. Des vagues successives d’immigrations, surtout au cours de ce siècle, en ont fait un creuset européen de l’industrie, du commerce, des cultures et des arts. Juste après la deuxième guerre mondiale, suite au départ des prisonniers soviétiques et allemands, plus de 300 000 Italiens descendent travailler dans nos mines. En 1956, ce sont les Espagnols, les Portuguais et les Grecs qui viennent combler le manque de main-d’oeuvre. En 1964, un accord est conclu avec le Maroc et la Turquie pour autoriser leurs ressortissants à travailler dans nos usines.

Région de tradition industrielle (le sillon industriel wallon a été le premier bassin industriel moderne de l’Europe continentale), la Wallonie a apporté une contribution majeure aux technologies nées de la première révolution industrielle : pompes atmosphériques et à vapeur étaient d’usage courant dans les houillères dès 1810, époque à laquelle l’Anglais William Cockerill livrait à l’industrie textile verviétoise ses premières machines à carder et à filer. Peu après, les premiers hauts fourneaux au coke et les premiers laminoirs ont fait leur apparition en pays liégeois et borain, marquant le point de départ d’une industrie de transformation des métaux et d’une industrie mécanique et électrique qui ont exporté leurs productions dans le monde entier.
Les industries métallurgiques, textiles, d’extraction et de transformation des minerais non métalliques (verre, soude) ont été les piliers de l’économie wallonne jusqu’aux années septante.
Ebranlée par les modifications du système économique mondial, mais forte de sa culture industrielle, du niveau de formation de sa main-d’oeuvre et des capacités accumulées de recherche et développement, la Wallonie a entrepris un effort de reconversion et de modernisation, tant pour accroître la productivité que pour l’orienter vers les nouvelles technologies et les nouveaux matériaux.

La croissance de l’emploi dans les services constitue l’un des reflets de l’intense activité de filialisation et de sous-traitance (entretien, restauration, transport, informatique, recherche, etc.) induite par l’important mouvement de restructuration réalisé par l’industrie wallonne au cours des années quatre-vingt. On en trouve la contrepartie dans la réduction drastique d’emplois enregistrée dans l’industrie elle-même. Ainsi, la Wallonie est devenue, en l’espace de quinze ans, une des économies les plus ”tertiarisées” d’Europe.

Une des principales caractéristiques de l’industrie wallonne est le degré élevé d’ouverture aux échanges extérieurs, ce qui n’est pas encore le cas des services. La région possède un taux d’exportation proche de 40 %, qui la situe dans la fourchette élevée des taux européens. 75 % des exportations wallonnes sont destinées à l’Europe des 15.

La Wallonie et ses régions limitrophes agissent de manière active pour une harmonisation en matière d’aménagement du territoire, d’infrastructure, d’emploi, etc.

La Région wallonne compte 1 232 km de frontière commune avec les régions voisines, dont près de 45 % avec la France. Rien que dans le Hainaut, près de 200 000 personnes habitent à moins de 5 km de la frontière française.

Il existe des initiatives tant au niveau des régions elles-mêmes que des commissions multinationales qui travaillent à une meilleure coopération entre elles. Parmi celles-ci, on retrouve le BENELUX qui conçoit et réalise une esquisse de structure pour les 3 pays, et la structure Eurorégion qui est un Groupement européen d’intérêts économiques (GEIE) avec les trois Régions belges, le Kent en Angleterre et le Nord-Pas-de-Calais en France.

Il existe aussi l’Eurorégio Meuse-Rhin, créé à l’initiative des ministres de l’Aménagement, qui recherche un plan de développement et d’aménagement pour la zone qui rassemble Maastricht, Hasselt, Heerlen, Aachen (Aix-la-Chapelle) et Liège.

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Carte du thème
Wallonie : une région en Europe
Compléments
La Région wallonne dans la Communauté européenne
L’Union européenne et les États candidats
 
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