Atlas de la Wallonie
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Les ressources en espace sont limitées et non renouvelables. Elles sont également sujettes à des conflits d’intérêts de plus en plus nombreux. Il ne subsiste en Wallonie qu’une part très faible d’espace non utilisé. L’agriculture, la sylviculture, le transport, les activités économiques et commerciales, le logement sont autant de secteurs concurrents pour l’occupation et l’utilisation des terres. Le relief, la qualité et la nature du sol sont des facteurs déterminants pour son affectation.

Au nord du sillon Sambre et Meuse, on trouve des cultures riches et des industries avec des zones fortement urbanisées. Au sud de cette limite, on assiste à une augmentation progressive de la couverture forestière et des herbages et à une diminution des autres affectations. La forêt wallonne, avec ses 505 500 hectares, fait partie d’un vaste espace ouvert de dimension européenne à potentiel écologique et récréatif.

Les superficies affectées aux divers modes d’occupation et d’utilisation du sol ont lentement évolué au cours du temps. Ces mutations doivent être examinées dans un certain contexte car elles reflètent des changements de société.

À l’époque de l’occupation romaine, le territoire de l’actuelle Wallonie était essentiellement boisé avec ,au nord du sillon Sambre et Meuse, la forêt charbonnière et,au sud, la forêt de l’Ardenne. C’est à cette époque qu’ont débuté les défrichements de forêt, pour faire place à l’agriculture, puis aux zones urbaines tout en préservant une partie de la forêt d’abord pour la chasse, pour produire du bois d’oeuvre au Moyen-Âge, pour l’industrie métallurgique ensuite.

En 1846, année du premier recensement de l’agriculture et des forêts en Belgique, la superficie forestière wallonne était de 355 314 hectares. En 1866, elle n’atteignait plus que 315 645 hectares, ce qui constitue son minimum historique. Depuis cette date, la forêt wallonne n’a cessé de s’agrandir même en pleine période d’urbanisation.

Au début du siècle, l’attrait des industries a provoqué l’exode rural et a permis de faire face aux besoins en bois en replantant des résineux sur les terres non cultivées.

Actuellement, les surfaces forestières et agricoles restent plus ou moins stables. Les variations concernent de petites zones dispersées sur l’ensemble du territoire : terres délaissées par l’agriculture où le boisement paraît être une alternative intéressante grâce à la Politique Agricole Commune (PAC), changements résultant du passage de terres d’une catégorie à une autre (urbanisation, extension des réseaux de transport). Si ces variations sont limitées en quantité, leur impact peut être négatif sur le plan paysager.

On remarquera également la continuité des massifs boisés au-delà des frontières, comme celles de l’urbanisation av avec notamment le sillon industriel Vesdre-Meuse-Sambre se prolongeant vers l’ancien bassin minier du Nord de la France (Douai, Lens).

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Carte du thème
Occupation du sol
Compléments
Principaux types d’occupation du sol
Évolution des superficies consacrées à l’agriculture et à l’exploitation forestière
La Région wallonne en chiffres
 
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