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Le visage de l’emploi en Wallonie s’est profondément modifié au cours des deux dernières décennies. Par ailleurs, l’augmentation du nombre de femmes au travail, l’évolution de la scolarité et l’apparition des préretraites ont entraîné une modification profonde du profil des actifs. Sous l’impact de la crise que l’on a coutume de situer au premier “choc pétrolier” (1974), la Wallonie, à l’instar des autres régions industrialisées, a connu une déstabilisation de l’emploi. 
La structure de l’emploi
La diminution de l’emploi agricole (secteur primaire) ainsi que l’augmentation du secteur tertiaire constituent des tendances lourdes depuis près d’un siècle. Par contre, le déclin du secteur industriel est plus récent et correspond à la première crise charbonnière dans les années cinquante. Cette crise s’est poursuivie par la suite dans de nombreux autres secteurs de l’activité industrielle. La chute a été particulièrement spectaculaire entre 1980 et 1985. Par la suite, l’emploi industriel s’est plus ou moins stabilisé. De 38 % de l’emploi total en 1980 en Wallonie, l’emploi industriel ne représente plus qu’un quart du total des emplois en 1996. 
En termes de volume d’emploi, près de 10 % des emplois ont été perdus entre 1980 et 1985 ; dix années furent nécessaires pour reconstituer ces emplois perdus. En 1996, le volume de l’emploi est redevenu comparable à celui de 1980.
En terme d’aménagement, l’évolution de la structure de l’emploi a comme conséquence une diversification et un émiettement des sites d’activité et donc, une progression importante des besoins de mobilité. 
En 1996, les salariés représentaient 82,8 % de l’emploi, pour 17,2 % d’indépendants. Cependant, ce rapport ne cesse d’évoluer : le nombre d’indépendants, même au cours des années 80 et malgré la diminution du nombre d’agriculteurs, est en constante progression.
Le profil des actifs
La féminisation de l’emploi est certainement le facteur fondamental de la modification du profil des actifs. Le taux de participation des femmes à l’activité économique n’a cessé d’augmenter malgré la crise et le chômage. Une stabilisation de ce taux est cependant constatée depuis le début des années 90. Le taux actuel de 46 % est supérieur à celui de la Flandre, équivalent à celui de l’Allemagne et inférieur à celui de la France.
Une différence significative est à noter entre les indépendants (activité principale), dont les femmes ne représentent que 29 %, et les salariés qui comptent plus de 42 % de femmes. Cette participation des femmes à l’activité coïncide avec l’expansion du secteur tertiaire : la distribution, la santé, l’enseignement, les banques, les assurances, les loisirs, le social, etc. Le modèle familial de référence s’en est vu profondément modifié avec une famille à deux revenus, très différente de la précédente.
L’augmentation du niveau d’instruction et de scolarisation a affecté également les rapports du travail. La généralisation des diplômes entraîne également une dévalorisation des titres sur le marché de l’emploi, si bien qu’à titre équivalent, les diplômés actuels se retrouvent dans des positions moindres qu’auparavant. Corollairement, la vulnérabilité des personnes dépourvues de diplômes s’en trouve renforcée. 
L’évolution de l’emploi peut se synthétiser par un double mouvement de soustraction et d’addition : soustraction par le rétrécissement de la pyramide des âges à ses deux extrêmes, et addition résultant, dans un premier temps de l’immigration, puis, par la suite, de l’accroissement de l’activité féminine.
Enfin, les transformations technologiques ont profondément modifié le paysage de l’emploi. À l’entrée du XXIe siècle, les nouvelles technologies prennent le relais des ”anciennes” activités liées essentiellement au charbon et au fer : aéronautique, espace, électronique, biotechnologie, énergies renouvelables, industrie pharmaceutique, robotique, télécommunications, santé, services, etc.
Le produit intérieur brut
Le produit intérieur brut de la Wallonie, au prix du marché par habitant, s’élève en 1999 à 16 791. 
La part du secteur primaire (agriculture) n’a cessé de se réduire, passant de 3,1 % en 1985 à 1,8 % en 1995. L’importance du secteur secondaire a également tendance à diminuer (sa part est passée de 33,7 % à 28,4 % dans la période 85-95). En particulier, la part des secteurs des métaux ferreux et des productions métalliques enregistre un recul de 40 %.
L’économie wallonne se tertiarise donc de plus en plus, les activités de service représentent, en 1995, 73,4 % de la valeur ajoutée. Un quart de la valeur ajoutée tertiaire provient des services non marchands ; cette proportion est relativement stable d’une année à l’autre.
Un ajustement statistique de -3,6 % doit être pris en compte afin d’arriver à une part cumulée des secteurs de 100 %.
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Liste des opérateurs publics
Au niveau régional
- La D.G.E.E. (Direction générale de l’Économie et de l’Emploi) du Ministère de la Région wallonne
- Les Sociétés publiques d’Investissements : la S.R.I.W. (Société régionale d’investissement de Wallonie) et ses filiales spécialisées (économie sociale marchande, PMI, PME, etc.)

Au niveau sous-régional
- Les intercommunales d’aménagement et de développement : BEP (Province de Namur), IGRETEC (Charleroi), IDEA (Mons-Borinage-Centre), IDELUX (Province du Luxembourg), INTERSUD (Sud-Hainaut), IDETA (arrondissements de Tournai et Ath), SPI + (Province de Liège), IBW (Province du Brabant wallon)
- Les sociétés publiques d’investissements : Intersud, Meusinvest, Nivelinvest, Sambrinvest, Hocc-invest, Invest du Borinage et du Centre, SIBS (Société d’investissement de la Province de Namur)

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