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La superficie agricole utile de la Wallonie est de 7 567 km2, soit 45 % du territoire (données 1999). L’agriculture wallonne présente une grande hétérogénéité de sols et de types d’exploitations. Les terres les plus fertiles sont essentiellement localisées en région limoneuse, tandis que les zones les moins richement dotées par la nature se situent au sud du sillon Sambre et Meuse.
En Région wallonne, 30 723 personnes travaillent – à titre d’activité principale ou secondaire – dans 20 843 exploitations agricoles, pour une superficie moyenne de 36,3 hectares. Cette superficie varie cependant d’une région à l’autre, et à l’intérieur même de celles-ci, en fonction des techniques qui y sont développées. Les fermes orientées vers les productions végétales disposent généralement de superficies importantes, de même que celles où l’on pratique l’élevage de bovins viandeux. Par contre, la production laitière, spécialité du pays de Herve, se concentre sur des superficies plus réduites.
Quatre grands secteurs caractérisent notre agriculture : les céréales, le lait, le sucre et la viande.
La Région wallonne représente 60 % de la superficie céréalière de la Belgique. Si la production de céréales est importante, la consommation à la ferme a sensiblement diminué au profit de la commercialisation. Cette tendance s’est manifestée jusqu’en 1993, année où les premiers effets de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) se sont fait sentir. Actuellement la politique régionale incite à la diversification et à la qualité des produits.
En Wallonie, la proportion actuelle de la population active travaillant dans l’agriculture est de 2,3 % (2000). La moyenne observée au niveau européen est de 7 %. Ces taux peuvent varier largement en fonction des arrondissements (1 % pour celui de Charleroi et 16 % pour Bastogne).
En Belgique, en 1910, 21,5 % de la population travaillaient dans le secteur agricole ; 7,5 % en 1961 et 2,4 % en 1996. Cette baisse est marquée aussi au niveau de l’évolution du nombre d’exploitations, même si elle est accompagnée d’une augmentation de la taille des exploitations.
Le remembrement qui a été instauré en Belgique suite aux lois de 1956 et 1970 a permis un regroupement et un agrandissement des parcelles, l’amélioration de la voirie rurale, une augmentation de la productivité du travail et de la terre. Mais l’opération ne s’est pas avérée positive en tous points. La structure du paysage (disparition de haies, etc.) et la stabilité des sols, par exemple, s’en sont trouvées modifiées.
D’après l’inventaire des ressources forestières wallonnes de 2001, la forêt wallonne couvre 544 800 hectares, soit 32,3 % du territoire.
Jusqu’au début de ce siècle, à intervalles réguliers dans le temps, des parties plus ou moins importantes de la forêt ont été défrichées, pour être cultivées avant de retourner à la forêt. 
Aujourd’hui, les variations de la superficie boisée sont de moindre importance. Par contre, les essences qui composent la forêt wallonne changent. L’épicéa qui était absent de nos forêts en 1850 représente aujourd’hui près de la moitié de la superficie de tous les bois wallons ; cette tendance s’est stabilisée depuis quelques années.
La forêt ne se résume pas à une simple énumération de superficies. Elle est avant tout un écosystème producteur de biens et de services. La fonction de production est la seule des nombreuses fonctions de la forêt qui soit aisément chiffrable. Elle revêt une grande importance, dans la mesure où elle fournit aux régions rurales souvent défavorisées les moyens nécessaires au développement de leurs infrastructures. Elle contribue ainsi au maintien du monde rural.
À côté de son rôle économique, il ne faut pas oublier la fonction socio-récréative de la forêt aidée en cela par le développement d’aires d’accueil, par la réalisation de sentiers didactiques ou encore par la présence de musées consacrés à la forêt.
En fin de compte, on constate que 75 % de la superficie du territoire wallon sont consacrés soit à l’agriculture, soit à la forêt.
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